Ordinaire du Mexicaniste à Toulouse, 1984-1988

couverture de l'Ordinaire du Mexicaniste après "importation" à Toulouse

couverture de l’Ordinaire du Mexicaniste après « importation » à Toulouse

Quand a disparu l’Institut d’études mexicaines de Perpignan, je me suis donc retrouvé directeur de cette publication  « Ordinaire du mexicaniste » pour douze ans (1984-1996), avec un désir évident de ce que l’aventure se poursuive. Si à Perpignan une équipe s’était défaite, à Toulouse il fallait en constituer une. Le petit centre « Groupe de recherche sur l’Amérique latine » (GRAL) s’était affiché lors de sa création comme bicéphale (« Toulouse- Perpignan »), ce qui donnait une légitimité à cette reprise, mais avec un problème : Toulouse avait créé  Caravelle vingt ans plus tôt, que venait faire ce rejeton ou ce concurrent atypique ? L’Ordinaire a bénéficié d’emblée à Toulouse du savoir faire et de l’énergie de Perla Cohen, ingénieure recrutée au départ à l’Université du Mirail pour d’autres tâches qui s’étaient partiellement évanouies. Si dans les labos publics de sciences exactes les ingénieurs ont un statut et des tâches rigoureusement encadrés, il n’en est rien en sciences humaines, même dans les domaines de la documentation ou de l’édition, si bien que Perla a dû se faire une place où, tout naturellement, elle souhaitait donner à la recherche un rôle notable. De mon côté, autant qu’au contenu intellectuel du bulletin, je me suis attaché à sa modernisation technique qui me passionnait, y compris pour le faire bénéficier des apports des outils documentaires, alors en pleine mutation bien avant internet.

Présentation Ordinaire du Mexicaniste, seconde époque, Toulouse

L’Ordinaire du Mexicaniste, transféré de Perpignan à Toulouse avec l’accord de ses directeurs Jean Meyer et Louis Panabière, est géré sous le même titre du N° 86 au N° 117 (1984- 1988), par Claude Bataillon, comme directeur de la publication, et Perla Cohen, comme secrétaire de rédaction. Jusqu’au N° 95, l’abonnement est récolté par Louis Panabière, ensuite directement à la rédaction toulousaine, et versé à l’Association Française des mexicanistes.

L’Ordinaire reste essentiellement composé, comme précédemment, de reprints ; pas plus que précédemment la question du copy right des textes republiés n’est soulevée. La part des textes issus de quotidiens ou d’hebdomadaires s’accroît, car à Toulouse le CEDOCAL (Centre de documentation sur l’Amérique Latine) reçoit systématiquement des journaux de pays latino –américains, dont le Mexique et les pays d’Amérique Centrale. En preprint, des éléments de thèses inédites, ou de commentaires sur celles-ci, tirés des rapports des jurys, apparaissent en nombre croissant.

Des dossiers sont composés sur les grands événements mexicains (Temblor de 1985 à Mexico, élections explosives, comme au Chihuahua ou pour Salinas de Gortari aux présidentielles). Les réalités locales mexicaines prennent une place accrue (institutions locales de recherche, comme le Colegio de Michoacán, problèmes ruraux, problèmes indigènes). Des dossiers sur l’Amérique Centrale apparaissent : cette région est à la Une des problèmes internationaux dans ces années (Révolution sandiniste, guérillas au Guatemala et au Salvador)

La couverture, qui à Perpignan était verte, devient orange, toujours avec une vignette qui change à chaque numéro en première de couverture. La maquette du bulletin devient plus professionnelle, avec des rubriques affichées à partir du N° 106 ; c’est le moment où le bulletin passe à six numéros par an (de 74 pages environ). Les changements dans la présentation de l’Ordinaire sont dus aux progrès de l’informatique en ces années : des bases de données bibliographiques deviennent accessibles, la saisie informatique pour les thèses et pour la plupart des documents scientifiques devient la règle, ce qui permet d’abandonner en partie la dactylographie traditionnelle.

Les textes ci-dessous ont été récupérés par scanner : nous vous prions d’excuser les erreurs qui ont pu survenir lors de cette reproduction.

II – Ordinanire du Mexicaniste, second period, Toulouse

 The Ordinaire du Mexicaniste , transfered from Perpignan to Toulouse, with the consent of its directors, Jean Meyer  and Louis Panabière, is managed under the same title from number 86 to 117 (1984-1988) by Claude Bataillon as general editor and Perla Cohen in charge of the secretariat. Subscriptions are collected by Louis Panabière until number 95, then directly by the editorial team in Toulouse and refunded to the Association française des  Mexicanistes.

 As formerly the Ordinaire du Mexicaniste is essentially composed of reprints and the question of the copyright is never mentioned. The proportion of reprints from articles published in dailies and weeklies is growing as the CEDOCAL (Centre de documentation sur l’Amérique Latine / Centro de documentación sobre América Latina) receives systematically newspapers from Latino-American countries, especially from Mexico and Central America. It also publishes in preprint excepts from unpublished theses or comments taken from the jury’s reports.

Files are prepared on the major Mexican events (Tremblor of 1985, explosive polls as in Chihuahua or the presidential election of Salinas Gortari). Local Mexican news take a growing place (local research institutions, as the Colegio of Michoacan, rural problems and native problems). Files on Central America are composed as this region is on the forefront of international problems (Sandinist Revolution, guerrillas in Guatemala and Salvador).

The cover which was green in Perpignan becomes orange, with a vignette different for each number on the front page. The layout becomes more professional, from number 106, headings are announced, the bulletin is published six times a year (with approximately 74 pages). The changes in the look of the Ordinanire du Mexicaniste. are due to the progress of computers: bibliographic data bases become available. Capture of theses and most scientific documents becomes the rule,  allowing to forsake traditional typing.

The texts reproduced above have been retrieved by scanning: would you please excuse any errors that may have occurred in the process.

Presentación : Ordinaire du Mexicaniste, segunda época, Toulouse

El Ordinaire du Mexicaniste, transferido desde Perpignan hasta Toulouse con el acuerdo de sus directores Jean Meyer y Louis Panabière, se reorganiza con el mismo título desde el N° 86 hasta el N° 117 (1984- 1988), bajo el cuidado de Claude Bataillon, como director de la publicación, y Perla Cohen, como secretaría de redaccíon. Hasta el N° 95, la recolección de las suscripciones queda en manos de Louis Panabière, y luego llega directamente a la redacción  en Toulouse, y se entrega todavía a la Association Française des mexicanistes.

El Ordinaire sigue principalmente compuesto, como antes, por reimpresiones. No se preguntaba antes y tampoco se pregunta en aquel momento al respecto del problema del copy right de los textos republicados. El porcentaje de textos oriundos de diarios o de semanales va creciendo, por el hecho que en Toulouse el CEDOCAL (Centre de documentation sur l’Amérique Latine / Centro de documentación sobre América Latina) recibe sistematicamente varios periódicos de paises latino –americanos, incluyendo México y los paises de América Central. En « preprint » (prepublicados), aparecen en número creciente elementos de tesis inéditas, o de comentarios sobre aquellas, sacados de los dictámenes de los jurados.

Se componen carpetas completas (a menudo con recortes de prensa) sobre los grandes acontecimientos mexicanos  (Temblor de 1985 en la Ciudad de Mexico, elecciones explosivas, como las de Chihuahua o con la elección presidencial de Salinas de Gortari). Las realidades mexicanas de nivel local ocupan un espacio creciente  (instituciones locales de investigación, como el Colegio de Michoacán, problemas del campo, problemas indígenas). Aparecen también carpetas sobre América Central : esta región esta en primera plana de los problemas internacionales en estos años (Revolución sandinista, guerillas en Guatemala y en Salvador).

La carátula, que en Perpignan era verde, se vuelve color naranja, siempre con la viñeta que cambia para cada entrega en primera plana. El diseño del boletín se hace mas riguroso, con secciones claramente  visibles, a partir del N° 106 ; en este momento el boletín esta pasando a seis entregas (de alrededor de 74 páginas) por año. Los cambios en la presentación del Ordinaire se deben a los progresos de la informática en estos años : por ejemplo las bases de datos bibliográficos se hacen acequibles, la captura informática para las tesis y para la mayoria de los documentos científicos es lo mas común, lo que permite renunciar parcialmente a la taquigrafía tradicional.

Los textos que presentamos a continuación han sido recuperados por scanner. Por lo tanto les rogamos dispensar los posibles errores debidos al modo de reproducción.

L’ORDINAIRE DU MEXICANISTE n° 86 Novembre 1984

Editorial

L’Enseignement pour adultes à Gustavo MADERO

Au fil des jours

Gabriel ZAID Y LA DEUDA

Naissance de la Jornada

TEXTES CHOISIS

Niñas bien

Population

2° Informe e independencia

Bibliographie

Editorial N° 86

L’Ordinaire du mexicaniste renaît-il de ses cendres ? Oui et non.

Oui car, malgré la fin de l’Institut d’Etudes Mexicaines, les principaux animateurs de la publication : Jeanine Castan, Jean Meyer, Louis Panabière, ont accepté de continuer à y consacrer de leur temps et de leurs efforts.

Non, car la rédaction et la fabrication sont pris en charge par le Groupe de Recherche sur l’Amérique Latine (GRAL) et le CEDOCAL (Centre de Documentation sur l’Amérique Latine) à Toulouse.

La coupure est loin d’être totale puisque ces collègues perpignanais sont participants de ce groupe de recherche du CNRS et que les échanges, scientifiques et amicaux, n’ont pas cessé avec eux depuis sept ans.

L’Ordinaire est une publication trop appréciée pour disparaître. Nous essayons de maintenir son style : plus de rapidité que de sérieux, plus de goût de l’événement que de pesants dossiers ; de maintenir aussi son rôle : informer nos collègues mexicains de ce qui se fait et se dit sur leur pays – en Europe en particulier ; informer de ce côté-ci de l’Atlantique sur l’actualité mexicaine : faits, manifestations, publications.

Nous nous souhaitons bonne route à nous-mêmes en attendant que nos lecteurs nous aident à suivre notre chemin.

Claude Bataillon

L’ORDINAIRE DU MEXICANISTE n° 87 décembre 1984

Editorial

L’Invasion de la Grenade

Actuelles (Notes brèves)

Commémoration : Fondo de Cultura

Mujeres Mejicanas

In Memoriam (Manuel Buendia)

Hommage à Octavio Paz

Simplificaciones (de Gabriel Zaid)

Bibliogiaphie

Editorial N° 87

L’effort continue : les nouveaux gérants de l’Ordinaire se rendent compte que le suivi mensuel est un travail sérieux. Une nouveauté : nous donnons une place au monde Caraïbe ; la vision de la crise de la Grenade nous est donnée par Uno mas Uno. Notre ambition est de profiter du rôle du Mexique comme lieu d’information sur l’Amérique centrale et les Antilles pour regarder, de plus en plus souvent, l’actualité de cette région dont les réactions sont vivement ressenties à Mexico.

Nous soignons aussi progressivement notre information documentaire et bibliographique. Nos lecteurs sont les premiers à pouvoir nous aider : nouvelles revues, livres importants, collections et séries naissent, meurent parfois ; la difficulté des communications et de la distribution rend d’autant plus utile de nous tenir au courant.

Editorial N°88

L’Ordinaire a étendu son champs d’action : dès notre prochain numéro nous introduiront des informations concernant les pays centre- américains et la production scientifique sur ceux-ci. Nous cherchons à multiplier nos informations bibliographiques : à nos lecteurs de signaler les publications qui leurs paraissent importantes. Pour nos dossiers de presse, nous cherchons à les rendre de plus en plus cohérents et à prévoir, lors de l’actualité proprement dite, les thèmes importants que des lecteurs peuvent souhaiter rencontrer : à nos lecteurs d’apporter là aussi des suggestions.

Comme prévu dans le précédent numéro, nous rendons compte du sinistre survenu en novembre 1984 par explosion de gaz dans la banlieue nord de Mexico ; d’autres dossiers sur cette ville suivront : l’eau, les transports, l’alimentation et, pourquoi pas, les beaux quartiers.

Nous avons aussi groupé une série de documents sur les problèmes d’emprisonnement dont le caractère politique est précisément un point d discussion, thème difficile à éclaircir.

Un dossier aussi sur des cultures marginales chez les jeunes de la frontière, en relation avec le monde des chicanos. Ici aussi l’information est délicate sur un domaine fondamental.

Enfin, nous cherchons à rendre compte de publications souvent mal connues, au Mexique peut-être, mais plus encore hors de celui-ci : ouvrages récents de nos amis du Colegio de Michoacán, ouvrages d’archives photographiques sur les cultures indigènes.

Claude Bataillon, Décembre 1984

L’ORDINAIRE DU MEXICANISTE n°89 janvier 1985

EDITORIAL

San Juan Ixhuatepec : La Ciudad de México y lo catastrófico

La prensa y la catástrofe

Pueblos Indios

JUCHITAN

Presos y Desaparecidos políticos

El reto alimentario

PANISMO en ClUDAD JUAREZ

Publicaciones del Colegio de Michoacan

BIBLIOGRAPHIE

Editorial N°89

Por primera vez, l’Ordinaire du Mexicaniste. como lo habíamos anunciado en la entrega anterior (n° 88), presenta al publico informaciones sobre Centro América.  Nos parece que no es un disparate .

Primero,  sabemos muy bien que existe un conjunto cultural llamado Caribe, del cual participa el Golfo de México y la península  Yucateca,  y  también  el conjunto de las costas de América central,  de Colombia y de Venezuela que vierten al mar Caribe o Mer des Antilles-   Se trata de tierras -firmes o insulares- que en el pasado se conectaban con España, con Inglaterra y desde hace  ya  un  siglo  con  Estado Unidos. Alli Francia tuvo y tiene todavía sus vincules. De manera mucho más contemporánea y hablando mas  precisamente de Centro América sabemos muy bien como México tiene intereses privilegiados en la zona ; para el, mantener la paz o restablecerla  en  este  mosáico  muy complejo representa una prioridad de política internacional precisa,  que tiene impactos evidentes en la zona chiapaneca.  El papel que México desempeña en el grupo de  Contadora  ilustra  un  hecho relativamente  novedoso : las relaciones bilaterales entre cada país centroamericano y los Estados  Unidos no  representan  la única regla del juego.

Mas  allá  de  la  política internacional en si,  México representa un servidor privilegiado para  la  información sobre los países centroamericanos : la prensa, los libros, el mismo contacto  con  intelectuales de Centro América que viven en México permiten el acceso a un acervo documental excepcional. Es un hecho que la vida científica e intelectual en los propios países de la zona representa muchos elementos que los científicos europeos necesitan conocer mejor a  proposito de los cuales nos empeñaremos en informar poco a poco. Por lo que toca a la historia de las sociedades de esos paises, desde mas de un cuarto de siglo el foco principal de la  sociedad  académica,  cientifica y editorial  descansa  en  Costa  Rica  y haremos esfuerzos específicos para dar cuenta de esa realidad.

Por otra parte, tenemos también que informar a nuestros lectores del lado americano del Atlántico sobre la visión europea -y francesa- acerca de la realidad centroamericana : si el tema mexicano -fuera del ámbito turístico-  es  muy  escaso  en  la  prensa francesa (pas de nouvelles  :   bonnes nouvelles), al contrario se multiplican las noticias  periodísticas  sobre  los sectores internacionalmente tensos de Centro América y por lo mismo se aborda mucho  mas el conjunto  Costa  Rica -Honduras – Nicaragua – Salvador (por orden  alfabético …) que la realidad guatemalteca, por ejemplo, bastante olvidada. Sabemos también que las grandes fuerzas políticas de la Europea del Mercado común (Democracia Cristiana- Social Democracia) tratan de usar sus medios para reubicar hacia el centro situaciones de alta polarización hacia los extremos en Centro América : de eso también habria que dar cuenta.

Sin embargo si comparamos lo explosivo de la situación en varios puntos de Centro América con otras zonas de tensión (Medio Oriente o Asia) podemos apuntar el hecho que se trata en el primer caso de conflictos bajo control. Si bien desde la época de la « guerra del football » entre Honduras y Salvador el  nivel  de  los  riesgos  ha  subido muchísimo,   todavía  es  cierto  que ninguna potencia mundial ha dejado de actuar como si el control estratégico en la zona perteneciera a los Estados Unidos.  Por el tamaño de los paises, cualquier conflicto local interno asume muy rápidamente un carácter internacional, y lo que en otras partes del mundo (incluso americano)  se llamará poder local  es  a  veces  poder  estatal  en Centro América.  Pero como contrapartida, lo que en otras partes del mundo es paz interna -por relativa que sea- aqui es paz internacional.

Claude Bataillon

L’ORDINAIRE DU MEXICANISTE n° 90 mars 1985

Editorial

México 1984 : une année d’austérité

Encore le gaz

Frontera Norte : Narcotráfico… presiones de E.U.

Elecciones y panismo

Iglesia e iglesias en México y Centroamérica

Publicaciones de la « Belle époque »

Bibliographie :

Etudes mexicaines

Problèmes d’Amérique latine

CREDAL

Divers

Editorial N° 90

La campagne électorale pour l’élection des Diputaciones federales et la nomination des gouverneurs fédéraux s’est ouverte en février dans un climat d’effervescence houleuse. La vaste opération déclenchée par les Etats-Unis le long de la Frontière, baptisée « operación intrecepción », la séquestration d’un agent américain du Bureau des narcotiques et les déclarations américaines sur les complicités dans l’affaire de la drogue, raniment les vieux démons qui hantent les relations EU / Mexique, notamment autour du problème des travailleurs migrants et de la vulnérabilité de la frontière nord.

La frontière sud n’est pas de reste. C’est au Chiapas que le président De la Madrid est allé donner des assurances de la volonté de développer la région en promettant des investissements massifs, au moment même où il annonce la vente d’entreprises publiques au secteur privé, où la récession fait la loi.

Le Partido de Acción Nacional (PAN) fait campagne tambour battant.

Crise économique et paupérisation des masses, crise économique et diplomatique avec les Etats-Unis, crise de la diplomatie mexicaine en Amérique centrale, l’année 1985 s’annonce dure, et la violence est de retour.

Perla Cohen

L’ORDINAIRE DU MEXICANISTE n° 91 avril 1985

Hommage à Jésus Reyes Heroles (Rafael Segovia)

DON JESUS SILVA HERZOG : in memoriam

NICARAGUA : El enigna de las Elecciones (Gabriel Zaid)

Divers

BIBLIOGRAPHIE

Seccion Humorística

article de tête: Roberto Santana

article de tête: Roberto Santana

L’ORDINAIRE DU MEXICANISTE n° 92 mai 1985

EDITORIAL

ATAPAN, Un Pueblo Aguacatero (Roberto Santana)

Perception de l’espace dans les  sociétés précolombiennes du Mexique (Alain Musset)

Fiche de lecture: Cartas a Salomon (Claude Bataillon)

Bibliographie

Edito sur l'indigénisme mexicain

Edito sur l’indigénisme mexicain

Editorial N° 92

Para las dos entregas del Ordinaire du Mexicaniste N° 92 y N° 93, vamos a destacar los temas del indigenisme y del paisaje como testimonios de la sociedad local : sabemos que la visión de México desde afuera privilegia ampliamente esos temas, a veces hasta la caricatura de una cierta vision europea.

Ya desde principios del siglo XIX nació – mas que todo sobre Mesoamérica – una ciencia llamada Américanisme, que desde fines del siglo tiene su Société y su Journal en Francia, y sus congresos internacionales. Y de manera mucho mas contemporánea, el publico culto, y francés desde luego, concibe México como país indio, tanto para un turismo que pasea desde el Museo Nacional de Antropología hasta Oaxaca y Chiapas, como para tantas investigaciones de campo.

Sabemos hasta donde hay que desconfiar una vision tan esquemática. Sin embargo subrayamos qué precio tiene una vision local del México de los pueblos – no siempre indígenas desde luego -. El paisaje nos da un primer instrumento para captar esta realidad local y de eso los testimonios pueden ser de hoy (el artculo de R. Santana) o de ayer (el de A. Musset). Otra vision aguda desde afuera sobre la realidad local nos da la antropóloga polaca Irene Majchrzak en sus Cartas a Salomón (Nahmad, ex- director del Instituto Nacional Indigenista).

Mas adelante daremos una visión mas panorámica de varios problemas indigenas mexicanos y aprovecharemos el material de prensa que como siempre enfatiza las situaciones de crisis, que desde luego no hacen falta.

Claude Bataillon

L’ORDINAIRE DU MEXICANISTE n° 93 juin 1985

Notas sobre el indigenismo mexicano (Claude Bataillon)

Revista de prensa : educación bilinguë

Entrevista a Daniel Lopez Nielo [sobre COCEI en Juchitán, Oaxaca] por Francisco Toledo y Victor de la Cruz

INAREMAC [San Cristobal de las Casas, Chiapas], programa y testimonios

Notas bibliográficas

L’ORDINAIRE DU MEXICANISTE n° 94 septembre 1985

Au lecteur

Elections au Mexique

– La costumbre electoral mexicana (Juan Molinar Horcasitas)

– Dossier de presse élections

– Escenarios sobre el fin del PRI (Gabriel Zaid)

America Central

– Discurso mexicano respeto de America Central. (Gerardo Mario Goloboff)

– Europa – Centro America, Corrferencia de San José : textes y documentes

– Conferencia de ASERCCA, LA HAYA :  algunas reflecciones. (Perla Cohen)

Divers (+ une feuille volante annonçant le tremblement de terre du 19 septembre dans la ville de Mexico)

L’ORDINAIRE DU MEXICANISTE n° 95 octobre 1985, EL TERREMOTO

Editorial (Claude Bataillon)

Le tremblement de terre, revue de presse hebdomadaire (C. Bataillon)

Mexico ville meurtrie

Revue de la presse quotidienne (Perla Cohen)

Sommaires de revues, lectures

Editorial  N°95

El numéro de Octubre de 1985 de l’Ordinaire duMexicaniste no puede tener otro tema que el terremoto. Sin embargo no  tenemos más que unos elementos sueltos que presentan unos diarios de Mexico que apenas acaban de llegar, la prensa francesa incluyendo a veces apuntes a partir de radioescucha y television, la prensa española en unos casos mas próliga, lo que subraya que el acontecimiento interesa mucho mas gente en este país que en el otro, y tambien la prensa inglesa.

En los primeros dias de octubre hemos podido recopilar tambien unos testimonios de gente que estaba en la Ciudad de México el dia 19 de septiembre, o que pasó por ella despues. La convergencia de estas distintas fuentes nos permite presentar no un panorama sino un mosáico :

– un analisis de semanales del 23 a 30 de septiembre ;

– una revisión de la prensa diaria entre el 20y el 27 de septiembre o sea dos semana,  tanto en Francia e Inglaterra como en grado menor desde luego en España ;

– unos elementos sueltos, a veces típicos sea de como reaccionó el publico, sea de movimentos de solidaridad.

Como es  evidente para  la  prensa  no mexicana,  alrededor del 3 de Octubre, ya terminada la última esperanza de encontrar alguna persona viva en las ruinas, se acaba la luz internacional sobre el terremoto.

Revisando nuestros apuntes entre el 19 de septiembre y el 10 de octubre podemos solamente esbozar unas realidades sobresalientes.

Primero se quizo tranquilizar : al interior del país al poner evaluaciones bajas de los daños, de los muertos ; al exterior con datos geológicos para probar que un terremotono puede ocurrir mas que en unos lugares y en momentos no previsibles. Y poco a poco ha surgido la  noticia que no serian cientos de muertos, sino entre 10 000 y 20 000 en la capital.

Sobre la provincia, se sabe muy poco, sea porque los daños son pocos, sea porque van a tardar las noticias :  la costa michoaqueña, Ciudad Guzman, pero tambien Cotija. Qué de las aldeas ?  Probablemente poco, pero lo sabremosmas tarde.

Luego sabemos que la Ciudad de Mexico padece un formidable cuello de botella en sus comunicaciones hacia el exterior. La gran mayoria del telefono interno funciona,  pero al 1°de Octubre se disponía de la quinta parte de las lineas entre capital y provincia :  la supercentralización del mando capitalino respecto a política, administración pública,  empresas, esta puesta en tela de juicio. Y entre la Ciudad y el mundo extranjero a la misma fecha son menos de 10%  las comunicaciones disponibles : lo cosmopólito y lo mediático de la ciudad esta parado.  Asi se ha recurrido a medios paralelos para que pasen las noticias : radio « amateur » o radio de embajadas,  satélites de televisión, y las conecciones telefónicas de las partes del territorio directamente vinculadas con Estados Unidos : norte, occidente. Poco a poco se hara el balance de las destrucciones de équipos, alojamientos, servicios ; he aqui un problema fundamental de capacidad del sistema politico : mas allá de la desaparición – por lo que parece rápida – de los escombros, habra que plantear qué actividades y qué gente se van a mantener en el corazon de la capital, y que actividades se van a reubicar en otras ciudades.

Terminemos sobre el tema político : varios  intelectuales  mexicanos  han  subrayado como han brotado iniciativas de los ciudadanos de la capital,  en un ambiente que por lo général en el pasado se consideraba poco movilisado delante del poder y la beneficiencia del gobierno y de las dependencias publicas. Habra que medir este movimiento social en la capital mexicana.

Claude BATAILLON  15-10-1985

L’ORDINAIRE DU MEXICANISTE n° 96 novembre 1985

EDITORIAL (Claude BATAILLON)

MEMOIRE DES REVUES CULTURELLES

Memoria del Contrapunto (Louis PANABIERE)

Historia de la Cultura Mexicana (Antonio) ALATORRE

REFLEXIONS SUR LE TREMBLEMENT DE TERRE                                    I

Carlos MONSIVAIS

Octavio PAZ

Cesar MOHENO

CHRONIQUE (A.R.) [repris de Esprit, oct. 1985, sur les élections au Mexique]

INFORMATIONS SCIENTIFIQUES et BIBLIOGRAPHIE

Editorial N° 96

Voici un an, nous faisions le pari de  poursuivre l’Ordinaire du Mexicaniste en le transformant  en partie selon nos moyens.  A nos lecteurs de juger si le pari a été tenu, après  les  10  numéros  de  l’année 1984-85.

Nous pensons avoir montré l’intérêt d’ouvrir cette publication à l’information sur l’Amérique centrale. Nous avons poursuivi un effort d’information bibliographique – qu’il faut poursuivre et systématiser. Nos Dossiers de  presse,  parfois  abondants, sont sans doute un outil d’information  pour nos lecteurs. Des articles pris en « reprint » ou republication ne seraient peut-être pas passés entre les mains de bien des mexicanistes en raison du lieu de leur publication initiale. Enfin, nous demandions aux mexicanistes de nous fournir des inédits restés occasionnellement dans leurs tiroir : tel est le texte de Louis Panabière dans le présent numéro. Nous appelons les mexicanistes  et centre-américanistes à multiplier leurs envois… et à nous faire savoir si l’usage que nous en faisons leur convient ou les déçoit.

Nous avons eu à rendre compte de deux catastrophes, l’une mineure et l’autre majeure,  dans la ville de Mexico ; des élections législatives sont intervenues au Mexique : tout ceci nous incite à réfléchir sur la flexibilité et sur la  capacité de résistance du système politique mexicain.

Rendre compte du terrain mouvant centraméricain, morcelé mais continuellement remodelé par  les luttes armées est une tâche plus délicate encore, que nous avons entrepris. Mais comment ne pas remarquer, parallèlement, la vigueur de la production scientifique,  littéraire, artistique dont nous devons rendre compte ?  La joie d’utiliser parfois un matériel graphique de qualité renforce l’intérêt de produire notre Ordinaire

La plupart des anciens abonnés nous ont manifesté à l’automne 1984 leur intérêt en se réabonnant et de nouvelles souscriptions nous  sont venues, en particulier de la part de nombreux    enseignants français, public auprès duquel nous allons poursuivre nos efforts. Par ce jeu, nos échanges se régularisent et se multiplient même si dans ce domaine les ajustements nécessitent  de la patience.

Pour tous les souscripteurs qui ont reçu les 10 numéros allant du 86  au 95 nous joignons au présent numéro 96 la facture pour renouveler  leur  souscription  pour 1985-86.  Nous ne doutons ni de leur confiance,  ni de leur diligence, en attendant de fêter ce printemps le n° 100.

Claude Bataillon

 

l'Ordinaire et la paix en Amérique centrale...

l’Ordinaire et la paix en Amérique centrale…

L’ORDINAIRE DU MEXICANISTE n° 97 décembre 1985

EDITORIAL (Perla COHEN)

NICARAGUA 85

La hora del « Comunismo de guerra (Roberto SANTANA)

Hacia la Construccion de un regimen socialista (Discurso de BAYARDO ARCE)

REFORMES AGRAIRES EN AMERIQUE CENTRALE

La Terre ou la Révolte (Benjamin MEDEA)

A LIVRE OUVERT

NOUVELLES  D’AMERIQUE CENTRALE

OUVRAGES ET BIBLIOGRAPHIE

Roberto Santana et l'Amérique centrale

Roberto Santana et l’Amérique centrale

Editorial N° 97

De que modo puede uno dar cuenta de los obstáculos que encuentra cuando investiga o publica  sobre conflictos, es decir sobre problemas inmediatos (aun si echan raices profundas en la historia) cargados de tensiones  ideológicas, pero sobre todo que abarcan pueblos enteros y que cuestan miles de vidas ?

De que modo puede uno honestamente tratar de entender cuales son los vinculos de los conflictos si no trata de entender las distintas posiciones de  los que  sufren de estes conflictos ?  Pero aqui mismo reside el problema ! Es que uno, por objetivo que pueda ser,  lo es  siempre a partir de su posicion misma de actor o espectador,  investigador « objetivo », simpatizante o partidario !

Por eso escogimos en el Ordinaire, y a partir de estas cuestiones preliminarias, abrir espacio en nuestras paginas, en cuanto posible a opiniones tan diferentes como lo son en la realidad las de los actores de los conflictos.

Pensamos que lo propio de la comprehension de una situacion conflictiva es buscar caminos de diálogo,  y que mejor oportunidad podemos tener desde afuera sino permitir que este diálogo tambien tenga lugar en estas páginas ?

En febrero de 1985, habíamos dedicado el numéro 89 a los conflictos centroamericanos, y a la crisis de Contadora en particular. Hoy dedicamos este numero a Centroamerica y a Nicaragua en particular ; Contadora mas que nunca esta en peligro ;  los conflictos se endurecen cada día mas, elecciones tomaron lugar en Guatemala, Honduras ; y en Costa Rica dentro de poco tiempo.

Hacia donde  se  encaminan los problemas,  como destacar de la masa de información y detalles las tendencias globales de la situacion ?

Claro que eso ne se puede hacer de una sola vez !

Aqui pues publicamos dos articulos sobre Nicaragua: « Nicaragua 85, la hora del comunismo de guerra » de Roberto Santana, y el discurso de Bayardo Arce (ex secretario politico del FSLN), encargado de la ideologia y vice coordinador del comité ejecutivo.

Cortes de prensa cotidiana y boletines de información. sobre temas escogidos, reflejando distintos puntos de vista.

Esperamos que todas estas materias sirvan a abrir una discusión fructuosa.

Perla Cohen

L’ORDINAIRE DU MEXICANISTE n° 98 janvier 1986

EDITORIAL (Perla C.OlHEN)

HOMENAJE A JUAN RULFO [fallecido en enero de 1986]

Juan RULFO (Monica Mansour)

Recortes de prensa

EL DIA DEL DERRUMBE (Juan RULFO, )

MAñANAS DEL TERREMOTO (EL SEISMO) por Alain Vanneph

REVELACIONES ENTRE RUINAS (Enrique Krauze)

RECORTES DE PRENSA SOBRE ASPECTOS SOCIALES Y ECONOMCOS

PUBLICACIONES DEL INI

NOTAS BIBLIOGRAFICAS

Editorial n°98

El 5 de marzo de 1980,  Juan Rulfo honró con su presencia la Secunda Semana Latino-americana de la Universidad de Toulouse le Mirail. El tema de la mesa redonda « Literatura y cultura popular » llevo durante dos horas y media a Juan Rulfo en un extraordinario dialogo con su memoria,  las culturas étnicas y el INI, y su publico.

Con una vos dulce y tranquila, algo quebrada, llevó consigo a su público a un paseo por el mundo mágico de las creencias de los grupos étnicos.

« La estrella de la mañana, la estrella de la tarde eran hermanos, pero la estrella se acostó, el hermano se acostó con su hermana, entonces el sol, Dios omnipotente, castigó al hermano y lo mandó al ocaso, lo mando al crepúsculo ». Es lo que llamamos la estrella de la tarde. « Todos los dias muere el sol ».

Con el lirismo y la fuerza de sugestión propios al narrador popular de tantas culturas orales, Juan Rulfo abrio a su público, paso a paso, senderos en el universo tan complejo de las creencias del mundo indigena, narrando lo que le sucedió a el mismo como para probar que « los mitos quedan vigentes como eran antes de la conquista ».

« Una cosa que me sucedió personalmente – una ves, yendo por una zona indigena, la de los Mixes, me tumbó una mula, y se me rompieron les dientes, me salió la sangre… los topiles no me permitieron moverme del lugar donde me tumbó la mula, se me habia escapado el alma por la sangre… entonces en la noche, mi alma no podia encontrarme.. tenía yo de esperar que amaneciera para que mi alma me encontrara… »

Contestó Juan Ruifo con humor y sonrisas a numerosas preguntas sobre literatura indigenista « que no existe, hay antropologos, pero no literatura », sobre los cronistas que « nadie que yo sepa ha utilisado para escribir… » sobre cultura de masa, cine. « Hay el cine regular, y el cine mexicano »; « hicimos – contó el senor Rulfo – una pelicula que se llama la fórmula secreta y que originaiment se llamó Coca Cola en la Sangre… era una pelicula antiimperialista ante todo… la prohibieron ». Pero lo que may profundizó, son respuestas a cuestiones sobre mitos, el instituto indigenista, las creencias de grupos étnicos.

Habló extensamente de vida y muerte en su intensidad y continuidad, en su complicidad diríamos :

« Piden perdón al peyote, al maiz porque le cortan para subsisrir; piden perdon al venado porque tienen que matar para vivir ; asi murio Cristo para que el hombre pudiera vivir.

« En Mexico el dia de muerte es un día de fiesta – tiene el mexicano esta característica de estar jugando con la muerte, y viviendo conviviendo con ella… todos se emborrachan, y el muertito… pues… alla lo dejan… asi es la cosa ».

Aun cuando habló Juan Rulfo del autor RuIfo,  explicó porque uso la muerte en sus cuentos :

« En la muerte, no hay tiempo ni espacio… yo trate de buscar un lenguaje que me ayudara a decir lo que queria decir, trate de recuperar el ambiente ; la luz, la Iluvia fueron las que me dieron la llave… Hay un cuento que se llama « lluvina » que dió la forma para hacer este lenguaje colloquial ». Este lenguaje que dejo espacio al lector con « los huecos que tenía que llenar ».

Y ahora nos despediremos de el con esta cita : « Yo conozco como viven los Indios, no se como piensan ».

Perla Cohen

L’ORDINAIRE DU MEXICANISTE n° 99 janvier 1986

EDITORIAL (Claude BATAILLON)

DOSSIER PAYSANNERIE

Le paysan dépossédé (Thierry LINK)

Vivir en otro mundo (E. BARRAGAN LOPEZ)

Aspects socio-culturels de l’inégalité et de l’équité au Mexique (Rodolfo STAVENHAGEN)

CAMPO Y SOLIPARIDAD (Prensa)

LIBROS, DOCUMENTOS Y OTROS

Editorial N° 99

L’Ordinaire va fêter prochainement son centième numéro, grâce à un numéro double couvrant Mars et Avril 1986 ; nous essaierons de marquer à cette occasion le prix d’une permanence à laquelle nous sommes très attachés et de donner des éléments de bilan et de rétrospective.

Notre n° 99 propose en tête un dossier de problèmes ruraux. Il provient entre autres d’une institution avec laquelle nous avons des liens que nous croyons importants : le Colegio de Michoacán et son Centre d’Etudes Rurales- Quelques mots sur ce Colegio.

C’est vers 1979 que naît ce premier surgeon provincial du Colegio de Mexico. Un choix : Zamora, ville de province sans fonction de capitale administrative. Une équipe : des chercheurs michoaqueños, des décentralisés de la capitale (Colegio de Mexico, CIESAS (à l’époque sous son sigle initial de CIS-INAH) de Guadalajara – autre capitale. . . ). Un style : l’articulation en plusieurs centres  de  l’histoire  locale ou régionale, de l’anthropologie sociale-régionale aussi, de l’économie, de la géographie humaine ; un noyau d’histoire et un autre d’anthropologie. Puis des Etudes Rurales postérieurement, et plus tard encore des Etudes de la tradition ; une revue  pluridisciplinaire (Relaciones), une dense publication d’ouvrages -souvent thèses des chercheurs-enseignants -,  des  noyaux d’étudiants de maîtrise (boursiers à plein temps sélectionnés, deux  ou  trois fois plus nombreux que les chercheurs- enseignants), un ou deux colloques annuels, en général sur des thèmes de l’ouest mexicain.

Zamora a fait école :  quatre autres centres sont nés en province mexicaine dans des conditions comparables et d’autres essayent de naître. Si nous disposons des matériaux nécessaires, nous présenterons sytématiquement des petits dossiers sur des institutions de recherche mexicaines ou centre—américaines,  comme nous  poursuivons  l’information  sur les revues ou les collections d’ouvrages. Tout comme nous cherchons à publier l’information sur les centres de  recherche (français  ou non)  travaillant sur le Mexique et l’Amérique centrales.

Claude Bataillon

L’ORDINAIRE du Mexicaniste n°100- 101 mars-avril 1986

EDITORIAL (Jean MEYER) [Rétrospective sur l’Ordinaire à Perpignan]

LES 100 MOIS DE L’ORDINAIRE

Cent mois de confluence (Louis PANABIERE) [présentation de deux cuentos de Rulfo et Ibargüengoitia]

Culture et Histoire (Claude BATAILLON) [présentation d’extraits de l’Ordinaire de Perpignan classés selon ces thèmes]

Actualité politique (Perla COHEN) [présentation d’extraits de l’Ordinaire de Perpignan classés selon les différents thèmes politiques]

EL TEMBLOR : Effets sociaux et politiques (Claude BATAILLON)

MEXIQUE – FRANCE : Un interface

AMERIQUE CENTRALE : LA DEMOCRATIE EN QUESTION :

Au Guatemala, du nouveau ? (Yvon LE BOT)

Les grandes manœuvres de Contadora (Perla Cohen)

Bibliographie

Editorial 100-101

100 numéros ! 1974-1986 ! Lorsqu’à l’automne 1974,  Jacques Issorel et Bernard Leblon sont venus me tenter avec l’idée d’un Institut d’Etudes Mexicaines, compte tenu de la prochaine arrivée de Louis Panabière et de l’intérêt commençant de Daniel Meyran pour le Mexique,  nous avons aussitôt décidé de publier un petit bulletin, humble, bon marché mais régulier : 9 numéros par an, 1 par mois, compte tenu des campagnes d’été au Mexique. Nous n’aurions  jamais imaginé que le numéro 100 verrait lejour.  Bravo et merci à nos successeurs, et qu’ils ne passent pas le  flambeau avant le 200 !

Le titre, l’Ordinaire du Mexicaniste, n’a pas de référence catholique romaine. La référence est lacanienne ; le mérite en revient à Anny Amberni. Et sous ce titre, le bulletin de l’Institut d’Etudes Mexicaines de Perpignan (1974-1984 R.I.P.) s’est fait connaître, a prospéré, a duré. La durée est ce qui nous importe le plus aujourd’hui où nous voyons autour de nous naufrager tant  de centres de recherche, tant de revues, surtout dans le domaine de l’Amérique latine. La glorieuse « Caravelle » est l’exception qui  confirme  la règle. Vive Caravelle !

Le bulletin a fonctionné sans beaucoup d’argent, avec de l’argent néanmoins ; sans bureaucratie, aucune bureaucratie ;  avec beaucoup de souplesse et beaucoup de temps  ;  du temps que l’on ne pourrait pas comptabiliser. C’était plutôt l’histoire d’y penser tout le temps et de tout ramasser à longueur d’année : tout ce qui avait trait au Mexique était nôtre. Un réseau d’amitiés et de contacts au Mexique faisait le reste. Avoir un pied au Mexique et un pied en France était la règle.

Une équipe ? Même pas. Au début, tout le monde faisait les 300 enveloppes mensuelles,  même nos enfants ; puis la faculté nous a libéré de cette charge et ensuite l’ordinateur a libéré la secrétaire. Jean Meyer d’abord, Janine Castan plus tard concevaient les numéros et les séries au fur et à mesure, en essayant de coller à l’actualité. La partie la plus faible a toujours été – le  paradoxe n’est  qu’apparent  – l’information sur la recherche mexicaniste en France. Nous ne risquions pas de la transmettre, nous n’arrivions même pas à l’obtenir. Il a toujours été plus facile de savoir ce qui se faisait en Hollande, en RFA ou aux Etats-Unis. Autant, pour nous, mais surtout autant pour l’Université française qui ne se lasse  pas de vendre des Louisianes dans le Nouveau Monde.

Rapidement 1’Ordinaire a tourné rond,  apprécié et suivi par un petit nombre d’amis fidèles en France et  à l’étranger, par des universités et des institutions qui nous envoyaient en échange des publications. La bibliothèque de l’Institut obtint ainsi presque le tiers de son fonds. L’aide matérielle (nouvelles, documents, articles, cotisations, échange) et morale de ces amis  individuels et collectifs a été vitale. Nous avons fait le bulletin pendant 10 ans avec plaisir,   avec ardeur, parce qu’il faisait plaisir, parce qu’il servait.

Quand l’Institut d’Etudes Mexicaines a été détruit, l’Ordinaire aurait pu disparaître avec lui.  Heureusement un de ses lecteurs, collaborateurs, amis, n’a pas admis ce qui aurait dû logiquement arriver.  L’Ordinaire du Mexicaniste a rebondi à Toulouse sans perdre même un trimestre .

Jean MEYER

CENT MOIS DE CONFLUENCE

Que le numéro cent soit l’occasion de commémorer. Non pas dans le sens de célébration nostalgique du passé , nous ne sommes pas des anciens combattants. Commémorer, cela veut dire se souvenir ensemble pour rendre présent, effacer la connotation d’un passé révolu, pour continuer à faire l’ORDINAIRE (au sens aussi de « coutumier »,  toujours là) du mexicaniste.

La ligne a toujours été celle-ci : rapprocher le Mexique et les mexicanistes, les faire confluer,  donner une épaisseur de vie à un objet d’étude, faire d’un corps d’analyse un sujet qui nous parle au quotidien, par l’expression la plus représentative de sa vérité.

C’est pourquoi nous ont toujours accompagnés ceux qui, au-delà des images d’Epinal et de l’exotisme culturel,  sont la permanence indiscutable du Mexique profond et actuel. Nous ne les avons jamais disséqués ni embaumés, nous leur avons laissé la parole. Leur présence ici est indispensable. Aujourd’hui encore nous nous effaçons pour les laisser s’exprimer.

Les deux textes qui suivent me paraissent illustrer ce qu’à toujours été l’ORDINAIRE.  Ils sont tirés d’une revue disparue, à peu près introuvable aujourd’hui et trop méconnue, et pourtant la plus remarquable représentante de la qualité de la culture mexicaine : la REVISTA MEXICANA DE LITERATURA. De 1955 à 1965, cette revue fut le creuset d’une culture riche qui s’ouvrait à une qualité universelle tout en reconnaissant et en illustrant les plus fructueuses vertus de l’expression vernaculaire. Le contenu de la REVISTA MEXICANA DE LITERATURA est le fondement le plus solide de la culture mexicaine contemporaine. Tous ceux qui signifient aujourd’hui la plurielle richesse créatrice de l’Amérique latine y ont collaboré.

Nous avons choisi parmi eux les deux auteurs qui nous ont le plus et le mieux accompagnés.  Le choix,  pour qui connaît l’ORDINAIRE,  n’a pas besoin d’explication.

En 1959,  Tomas SEGOVIA,  directeur de la revue,  a réussi à obtenir de Juan RULFO,  qui ne se souciait déjà plus de publier, ce Pedazo de noche, inédit que l’auteur de Pedro Paramo a consenti par amitié à sortir d’un tiroir.

En 1962,  Jorge IBARGUENGOITIA a donné pour un numéro spécial de textes érotiques La mujer que no.

Pour tout ce qu’a été et ce qu’est l’ORDINAIRE, les ombres de la REVISTA MEXICANA DE LITERATURA, de Juan RULFO avec son Lambeau de nuit, de Jorge IBARGUENGOITIA avec l’image souvenir de La mujer que no devaient être ici,  sans trop de commentaires, porque si.

Louis PANABIERE

L’ORDINAIRE du Mexicaniste n°102 Mai 1986

LE MUNDIAL

LA CIUDAD-ESTADO Y LOS 31 ESTADOS

DECENTRALISACION (TESIS DEL GOBIERNO)

PRESENTATION DE L’OUVRAGE : LE MEXIQUE. De l’ancien régime à la révolution (François Xavier GUERRA)

THESES ET MEMOIRES :

-OTOMIS DU VALLE DEL MEZQUITAL (Veronica KUGEL)

-TARECUATO : COMMUNAUTE RURALE (Françoise PAVAGEAU)

L’ORDINAIRE du Mexicaniste n°104, septembre 1986

CENTROAMERICA

-Archives françaises : Amérique latine – Antilles

-Nicaragua : visión de un geógrafo hacia 1870 [Paul Lévy] por Roberto Santana

-Elección en la Reserva de la Mosquitia en 1891

-Europa – América Central, 1920- 1940 (extraits du DEA de A. Revault

COMICIOS en CHIHUAHUA (contestation et première défaite historique du PRI, revue de presse)

 L’ORDINAIRE du Mexicaniste n° 105, octobre 1986

LA PRESSE ET LE D. F. (Janine CASTAN)

THESE SUR LES OTOMIS (Jacques GALINIER)

REVUES ET EDITEURS

-L’aventure Humaine

-Siglo XXI

-Fondo de Cultura

-Premia

HISTOIRES ET HISTORIENS (organisations professionnelles, catalogue de thèses, reprints et confection de documents para- historiques au Mexique)

CENTRE CULTUREL DU MEXIQUE A PARIS (manifestations, prix…)

COLLOQUES ET RENCONTRES

BIBLIOGRAPHIE

L’ORDINAIRE du Mexicaniste n°106, Novembre- Décembre 1986

Editorial (Claude Bataillon)

Conseil de Chase (d’un cousin parvenu) [chronique des années 1930 sur le Mexique « profond » par un ingénieur agronome gringo]

Nutrición [une enquète au Mezquital, Hidalgo] par R . Ricau Hernandez

RESEAU AMERIQUE LATINE : séminaires sur l’Amérique Centrale, par  Pierre Vayssière

Thèses, mémoires, microfiches (contenu de la base de données du Réseau Amérique Latine : matériaux disponibles à Toulouse sur l’ensemble Mexique, Etats d’Amérique centrale)

Extraits de la thèse de J.C. Bolay sur « Migrations et société à Toluca, Colonia Seminario », Lausanne 1985.

Extraits de la thèse de Isabel Sanchez « Miroirs et écriture dans La muerte de Artemio Cruz », 1983, Montpellier

Editorial N°106

L’Ordinalre  modifie  donc  sa formula,  comme nous l’avions annoncé dès les numéros 104 et 105.   Votre nouvel  abonnement  1986-87  comporte six numéros de 75 pages. Espérons que notre capacité de réunir et de méditer des dossiers précis et cohérents va s’améliorer : nous prendrons aussi le temps de mieux soigner le montage de nos documents.

Notre  première  livraison  en formule nouvelle,  le présent numéro de Novembre-Décembre 1986,  comporte deux textes qui renvoient au Mexique d’il y a deux générations. Notons combien les étrangers ne cessent de regarder le Mexique du passé plus que celui de la modernité,  qu’il s’agisse, maintenant, de notre collègue de Reims, ou dans les années 1930 de cet ingénieur gringo  traumatisé  par la grande Crise.

Nous continuons à donner de l’information bibliographique : notre trésor en microfiches (sans parler de celles concernant d’autres pays latino-américains) s’élève actuellement à 120 titres de thèses et mémoires inédits portant sur le Mexique et les pays d’Amérique centrale,

Enfin rappelons que le mois de la photographie, en France, a mis le Mexique à l’honneur au même moment dans quatre on cinq expositions.

L’ORDINAIRE du Mexicaniste n°107, janvier-février 1987

POLITIQUE (J.Castaneda, Hocquenghem, G. Zaid)

CRISE A L’UNAM

ATLAS REGIONAL VERACRUZ (R. Palma y J.Y. Marchal)

INFRALITTERATURE

DOCUMENTATION (Austin Zamora, IFAL…)

BONNES FEUILLES :

Administration et politique

Cartographie de Puebla

TEMBLOR

TIANGUIS D’HIER A DEMAIN

COLEGIO DE JALISCO

L’ORDINAIRE du Mexicaniste n°108, mars-avril 1987

ETATS-UNIS –Mexique

Un voisin dominateur… et peu compréhensif

Introduction et compilation  de Anne Lise PIETRI

Présentation A. L. P.

Rétrospective

Drogas

Un embajador controvertido

Le Mexique vu par la presse américaine

L’opinion des chercheurs américains

LA UNAM DE CRISIS EN CRISIS

Introduction et compilation de Perla Cohen

Présentation

Rétrospective

Quien gobierna la UNAM ?

Sindicalismo universitario

Imagenes de la huelga

Repercusiones de la huelga

UNA MEGALOMANIA [G. Zaid, Vuelta]

DOCUMENTATION

Editorial N° 108

Nous avons consacré ce numéro à deux problèmes brûlants de l’actualité Mexicaine : L’attitude des Etats-Unis vis à vis du Mexique, et le problème de l’UNAM à la lumière des deux crises de notre décennie : 1980- 1986.

Dans le dossier consacré aux relations Etats-Unis/Mexique six sous-thèmes ont  été  sélectionnés par Anne Lise Pietri qui les présente sous forme de dossier de presse. Ce sont : une rétrospective de la situation jusqu’en 1980 ; los indocumentados ; la drogue ; Gavin « un embajador controvertido » ;  le Mexique vu par la presse américaine ; et opinions des chercheurs américains spécialistes du Mexique. Ce dossier n’a certes pas la prétention de couvrir l’intégralité du champ d’une relation complexe et multiple puisque des thèmes aussi importants que l’économique  ou  le  diplomatique par exemple ont volontairement été mis de  coté. Ils  constituent  nous semble-t-il à eux seuls matière à dossiers.

Dans le dossier UNAM, nous nous sommes efforcés de reproduire des documents  qui  traitent  (au-delà du conjoncturel ) des problèmes de fond relatifs à l’institution et à son fonctionnement, à l’adaptation du système au projet de société, aux luttes internes pour  la conquête d’espaces de nouveaux droits : syndicats, personnels administratifs, étudiants, chercheurs, bref pour la démocratisation.  Là encore ce n’est pas l’histoire des crises qui nous a intéressés, mais plutôt ce que ces crises ont libéré comme paroles ou actions.

Enfin comme  à l’accoutumé notre troisième partie est consacrée à l’information bibliographique.

L’ORDINAIRE du Mexicaniste n°109, mai-juin 1987

L’EGLISE ET L’ETAT

Introduction et compilation de Perla COHEN

La Caricatura política

Declaración de CEHILA

Extraits de :

-La Révolution Mexicaine (Jean MEYER)

-Iglesia en Mexico (Alicia BONFIL)

-Vecinos distantes (Alan RIDING)

Réflexions sur la religion dans l’oeuvre de Rulfo CESAR VALENCIA

Revue de la presse : Hier et Aujourd’hui

METROPOLIS : Congrès Metropolis (Claude BATAILLON) Presse et ouvrages sur la ville

TARAHUMARAS

DOCUMENTATION : Noticias de Colegios y otros

Editorial N° 109

La relation Eglise-Etat a donné lieu à la publication de plusieurs articles et témoignages dans l’ORDINAIRE DU MEXICANISTE depuis de nombreuses années (n° 38-73-75-90). Les problèmes liés à cette relation resurgissent de manière épisodique dans la presse mexicaine à la lumière des projecteurs posés sur des événements comme la visite du pape en 1979, une période électorale, ou tout simplement des occasions de prise de parole que donne la SEMANA SANTA chaque année au Mexique.

Si l’on en croit la fréquence de parution d’articles concernant l’Eglise dans la presse mexicaine des trois derniers mois et la nature de problèmes sur lesquels elle intervient,  on a nettement le sentiment que la hiérarchie catholique cherche un nouveau positionnement politique par le biais du débat social et économique sous couvert de morale. Peu de problèmes constitutifs de la crise profonde que traverse le Mexique échappent à l’analyse et à la prise de position de l’Eglise. Par ces prises de position l’Eglise se veut Acteur Mobilisateur autour de thèmes mobilisateurs comme l’inégalité sociale, la dette et le pouvoir d’achat, l’espace démocratique et les droits de I’homme, indocumentados et la Loi Simpson Rodino, en plus des thèmes traditionnels d’engagement que sont l’éducation par exemple.

L’Eglise serait-elle en train de renégocier sa relation avec l’Etat et sa place dans la vie politique en sortant de sa réserve sur les problèmes sociaux ? Ou tout simplement réagit-elle à des mesures légales qui restreignent davantage son champ d’intervention ?

Les articles de loi qui régissent la relation ETAT-EGLISE définissent les droits « politiques » de l’Eglise.

L’article 130 de la Constitution (Proceso n° 191 du 30-06-80) stipule précisément que :

« La Loi ne reconnaît aucune personnalité aux associations religieuses dénommées Eglises,…

Les ministres du culte n’auront pas le droit en réunion publique ou privée constituée en groupe, ni dans les actes du culte ou de propagande religieuse, de critiquer les lois fondamentales du pays, les autorités en particulier ou le gouvernement en général, n’auront le droit de vote ni actif,  ni passif, ni le droit de créer des associations à but politique. .,  »

Or le 12 février 1987, paraît au journal officiel le nouveau code fédéral électoral dont l’article 343 arrête la mesure suivante :

« Fera l’objet d’une amende de 500 à 100 jours de salaire minimum en vigueur dans le district fédéral au moment du délit, et d’une peine d’emprisonnement de 4 à 7 années tout ministre du culte religieux qui par quelque moyen et pour quelque raison que ce soit inciterait l’électorat à voter en faveur de ou contre un parti ou candidat déterminé, prônerait l’abstention, ou ferait pression sur l’électorat ».

Ce code serait entré en vigueur dès le 15 février 1987 ; les représentants de l’épiscopat catholique ont élevé une protestation dès le 18 février en mettant l’accent sur l’aspect anticonstitutionnel d’une telle mesure. Mais par-delà la bataille juridique engagée, et la chaîne de réactions déclenchées, le problème central reste bien pour l’Etat de circonscrire le rôle de l’Eglise, pour celle-ci de gagner du terrain sans trop enfreindre la loi.

Longtemps soucieuse de préserver le délicat équilibre de sa relation avec l’état, l’Eglise sort de sa réserve habituelle et semble rompre avec sa tradition de ne pas se compromettre dans les affaires sociales.

Elle revendique pour elle-même ce qu’elle revendique pour tous les citoyens, le droit de participer à la vie démocratique de son pays et un statut qui lui accorderait au moins les mêmes droits que ceux des individus et de tant d’associations. La hiérarchie catholique confirme qu’en effet (Toluca 27 avril 1987) l’enjeu de cette renégociation n’est pas le retour au passé, ni le contrôle de l’opinion ni le monopole sur l’éducation ;  mais le droit d’être des citoyens dans leur cite,  qui entendent se prononcer sur les grands problèmes de l’heure.

Ainsi l’évoque Tatamas de Ciudad Juarez, actif de l’archevêché de Chihuaha affirmait lors de la rencontre de Toluca que « l’Eglise appuierait les revendications ouvrières du 1er mai, que le problème de la dette était lié à ces revendications, le poser relevait de l’éthique et de la morale, que le gaspillage des fonds par les partis politiques pour leurs campagnes électorales pendant que tant d’hommes meurent de faim est abusif, que l’espace démocratique doit  être  élargi… ». Confrontation ouverte ? Et parallèlement apaisement par la voix de l’archevêque du Mexique qui en appelle à la « réconciliation nationale ».

Cette mini crise entre l’Etat et l’Eglise s’inscrit en fait dans l’histoire même de leurs relations depuis le début du siècle et revêt au gré des époques une acuité plus ou moins grande.

Le dossier Etat-Eglise que nous présentons tente en fait de rappeler cette inscription historique (Jean Meyer), de montrer le pluralisme des voix à l’intérieur même de la hiérarchie (Alicia de Bonfil), brosse un tableau clair et rapide de la place dans la société (Alan Riding) et rappelle quelques éléments du litige à des périodes différentes.  Un dossier à suivre !

Perla Cohen, Mai 1987

L’ORDINAIRE du Mexicaniste n°110, juillet-aout 1987

EDITORIAL (Perla COHEN)

AVANT-PROPOS (Pierre VAYSSIERE)

Les origines de l’Eglise dite populaire (Annie LEMISTRE)

La religion populaire et ses enjeux (Philippe BURIN DES ROZIERS)

Les Eglises moraves du Nicaragua et du Honduras (Andréas PEEIFFER)

Cent ans de protestantisme au Guatemala (Yvon LE BOT)

Paix et démocratie pour l’Amérique centrale (Perla COHEN)

PANAMA, un pays né d’un canal (J. C. CHARDON)

Documents, livres, revues

Editorial N° 110

L’intérêt européen pour l’Amérique centrale n’a pas été sans conséquence sur le monde de l’Université de la recherche et des Média et ne tardera probablement pas à produire des effets notoires sur l’édition.

Plus d’une quarantaine de colloques et séminaires ont été organisés par différents centres européens de recherche sur l’Amérique centrale depuis 1985, dont une dizaine en France. Deux Conférences Européennes à La Haye 1985 (Hollande) et Marburg 1986 (République Fédérale Allemande), la troisième (Rome) septembre 1987, ont été organisées par l’Association Européenne de recherche sur l’Amérique centrale et les Caraïbes ; de plus une conférence sur l’intégration économique en Amérique centrale, financée par la Communauté Européenne s’est tenue à Managua en novembre 1986, organisée conjointement par ASERCCA et la CRIES avec la participation de nombreuses institutions (CEE – IRELA – CEPAL -UNRISD – CSUCA – FLACSO…). En tête du peloton des pays étudiés le Nicaragua Sandiniste ; les thèmes le plus fréquemment abordés pour la région, la géopolitique des conflits, l’intégration économique et le MCCA, problèmes agraires et alimentaires, la crise et la guerre ; le thème Europe-Amérique centrale s’est considérablement développé en deux ans.

Pour sa part, le GRAL-TOULOUSE, dans le cadre de son axe de recherche géopolitique des conflits a tenu quatre journées de travail sur le MCCA, l’économie et les problèmes alimentaires, les enjeux nicaraguayens: la démocratie en question, et les minorités religieuses en Amérique centrale.

Pierre VAYSSIERE a rendu compte des trois premiers séminaires dans l’ORDINAIRE n° 106 novembre-décembre 1986 pp. 28-36. Nous rendons compte ici du séminaire sur les Minorités religieuses; sur le fait religieux et sa nouvelle dynamique sociale, sur le poids social et politique des institutions religieuses. Sur le rôle central de Médiateur et de catalyseur politique que jouent aujourd’hui les hiérarchies catholiques dans de nombreux pays, il y aurait fort à dire, et l’analyse de ces phénomènes n’en est qu’à ses balbutiements.

Notre propos dans ce numéro tout en s’inscrivant dans la réflexion générale sur le fait religieux, est d’amorcer une étude des minorités religieuses, parfois abusivement dénommées sectes. Comprendre l’impact des moraves, de l’Eglise du Verbe ou des Pentecôtistes à partir de leur mode de pénétration des communautés centraméricaines, leurs credo et mode de fonctionnement, leur capacité d’intégration de parties de la population de plus en plus importantes, c’est ce que nos quatre auteurs nous proposent.

Annie LEMISTRE nous invite à une réflexion sur les origines de l’église populaire au Nicaragua, Philippe BURIN DES ROZIERS traite de la religiosité populaire au Nicaragua et de l’église populaire. Andréas PFEIFFER nous initie à la découverte de l’église morave du Nicaragua et du Honduras.

Avec Yvon LE BOT, nous faisons un voyage savoureux dans les terres de prédilection du protestantisme et des nombreuses sectes qui se sont implantées en Amérique centrale, notamment au Guatemala, au cours des dernières décennies.

De longs débats ont ponctué les différentes interventions et ont clos la journée de travail.

En guise de conclusion, de nombreuses interrogations. Peut-on parler d’une autonomie du religieux ; y-a-t’il des stratégies individuelles, communautaires ? A quoi correspondent la poussée fondamentaliste et l’accélération des mouvements protestants?

La réactivation du religieux comme pôle d’identité dans des zones écrasées par la misère et déchirées par la guerre peut-elle se réduire à des interprétations mécanistes ou est-elle un lieu et mode de résistance, une production culturelle et un espace d’autonomie ?

Cela certes n’exclue ni la conscientisation par la religion, ni la place éminemment politique qu’occupent et que se voient octroyer aujourd’hui les Eglises en Amérique centrale.

Perla Cohen

L’ORDINAIRE du Mexicaniste n°111 septembre-octobre 1987

EDITORIAL (Claude BATAILLON)

EL INFORME :

Promesas y realidad (Thierry LINCK)

La CTM y et Informe

SISTEMA POLITICO – La Sucesión, Compilación de extratos de libros :

-Daniel COSIO VILLEGAS

La sucesión presidencial

La sucesion, desenlace y perspectivas

El sistema politico

-Armando AYALA ANGUIANO

Mexico en crisis

De revistas : articulos de Proceso, Plural, Vuelta sobre la sucesión

BIBLIOGRAFIA, TITULOS y EXTRACTOS DE LIBROS

Editorial N°111

Quand nous mettons sous presse et, bien sûr, quand nos lecteurs recevront ce numéro, la campagne présidentielle pour l’élection en juillet 1988 de celui qui prendra le gouvernail au 1er décembre suivant aura commencé, avec la désignation du candidat du PRI. D’où notre rétrospective. En 1981-82, d’une part on envisageait que le basculement économique de la crise de la dette après le boom pétrolier allait déstabiliser le pays. Au niveau des forces économiques classiques, les choses ont été aussi mauvaises que prévu, voire pire. La catastrophe naturelle s’y est ajoutée en 1985. Ce qui ne s’est pas produit, c’est la déstabilisation sociale généralisée ; c’est que les contrepoids qu’on mesure mal ont fonctionné, en particulier les rentrées de devises non comptabilisées par la Banque du Mexique, comme l’argent apporté ou envoyé par les migrants aux Etats-Unis (.voir Ordinaire n° 109, p. 57-8).

Politiquement nous donnons quelques éléments de la science politique fiction publiée en 1981-82 (parfois on republie du matériel 1976 !) : les Etats-Unis et la CIA, le Nord, les Chicanos, la tradition de l’Ouest mexicain synarchisant, tout y est. Sauf l’ingrédient principal, surgissement de l’évènement et du nouveau dans la société mexicaine : une culture démocratique émerge dans les villes mexicaines, à l’occasion du tremblement de terre ou, bien sûr, au cours de luttes électorales. Dès les années 1970, Daniel Cosio Villegas mettait en place une vision nouvelle de la démocratie au Mexique et ce pragmatisme est celui qui a fleuri ces dernières années

Enfin le candidat, « sorti » dans la première semaine d’octobre 1987. D’abord deux remarques sur la démocratie ; la presse ne parle guère des candidats d’opposition ; le jeu reste celui du parti dominant au sein duquel se jouent les enjeux nationaux (pas de campagne de presse pour le candidat du Pan…). D’autre part une certaine démocratisation fort limitée a changé le jeu de désignation présidentielle. Précédemment parler « trop » d’un pré candidat, c’était le « brûler » (quemarlo). Cette fois-ci, six hommes, puis trois, ont été officiellement présentés « au peuple » et ce n’est ni un quatrième ni un septième homme que le président en place a désigné, mais l’un des trois.

Notons que de ces trois, chacun représente -bien schématiquement- un dossier majeur du pays. Del Mazo gérait la ville, à travers la plus grosse masse de citoyens, celle de l’Etal de Mexico. Bartlet est l’homme de l’Intérieur, c’est-à-dire traditionnellement du Parti : jusqu’à Echeverría inclus, c’est là qu’on a choisi quatre présidents successifs. Enfin, Salinas de Gortari gère la dette (budget et plan) : c’est le secteur de ses deux prédécesseurs et c’est la priorité aux relations économiques extérieures (c’est-à-dire aux relations avec les Etats-Unis) qui a prévalu dans le choix du candidat présidentiel, quelles que soient par ailleurs les luttes internes à la classe politique au pouvoir.

Claude Bataillon

L’ORDINAIRE du Mexicaniste n°112, novembre-décembre 1987 ESPACES URBAINS

Y si esos aun fueran los palacios, colloque Centres urbains (François Tomas)

La forme et le fonctonnement de l’espace urbain, programme de recherches (François Tomas)

Les migrants dans la ville de J.C. Bolay (préface de C. Bataillon, reprint)

V° rapport de gouvernement (extraits sur l’urbain), reconstruction nationale

Pour une approche géopolitique de l’espace géographique [recherches au CREDAL], J. Revel-Mouroz

Extraits de thèses :

L’espace de la sidérurgie mexicaine (Gilles Fourt)

Agriculture, alimentation et changement soial (Rodrigo Gigueroa et Magella Danguy)

Revue de revues :

La presse régionale (présentation de Jacqueline COVO)

Revue de femmes

Revues de la province mexicaine

 

 

 

L’ORDINAIRE du Mexicaniste n° 113, janvier-février 1988 AMERIQUE CENTRALE: PARA LA HISTORIA DEL PLAN ARIASLa Paix en Marche (Perla COHEN)

-Honduras : Oasis de paix (Guy DURAND)

-Operacion las Manos (Roberto SANTANA)

-Carnet de voyage (Geneviève OHAYON

PAIX – JUSTICE ET DROITS DE L ‘ HOMME

Justicia en Nicaragua para la paz de CENTROAMERICA (Arturo J. CRUZ)

Droit et Sandinisme à l’heure d’Esquipulas (Marie DUFLO)

NICARAGUA : La justice en miettes (Entretien avec GAMEZ ORTEGA Alberto) par Gilles BATAILLON et Jorge PINELL

Central American Peace Plan and Human Rights (Nina SHEA)

COMPTE-RENDUS DE LECTURE

Genevière et Elie Georges Berreby EDEN PASTORA COMMANDANT ZERO (Gilles BATAILLON)

Giuseppe Di Palma and Laurence Whitehead Ed., THE CENTRAL AMERICAN IMPASSE (Perla COHEN)

Note de synthèse : A la recherche de voies unitaires (Perla COHEN)

LIVRES… DIVERS

L’ORDINAIRE du Mexicaniste n° 114, mars-avril 1988

VISAGES de PROVINCES

LA ESTATUA DE CAMARGO :  « Politica en Tierra Caliente » (Alejandro ROSSI)

INTELLECTUELS DU MICHOACAN (Sylvie DIDOU)

ELECCIONES FEDERALES DE 1985 EN MICHOACAN (Jorge ZEPEDA PATTERSON )

ENTREPRENEURS DU JALISCO (Carlos ALBA VEGA)

PACTO SOCIAL

MEXICO ! RED ALTERNATIVA

BIBLIOGRAPHIE

L’ORDINAIRE du Mexicaniste n° 115, mai-juin 1988

LA CULTURE AU HONDURAS Introduction et compilation de Claire PAILLER

POLITICA INDIGENISTA DE HONDURAS (L. Fernando CRUZ SANDOVAL)

QUE DECIAMOS AYER ?

Regards sur les années 50-70 (Introduction et compilation de Perla COHEN)

Rubrique Universitaire des années 50

Intégration et Marché Commun centraméricain

Théologie et Révolution en Amérique Centrale

Divers

LIVRES ET BIBLIOGRAPHIE (Gruzinski, Touraine, Chr. Duverger, hommage à Fr. Chevalier)

L’ORDINAIRE du Mexicaniste n° 116, juillet-août 1988

MEXICO : Potitica exterior

Formulations de la politique extérieure mexicaine (Marc MORESTIN)

Viraje en la potitica exterior ? (Recortes de prensa)

Nueve tesis sobre Mexico (Josué SAENZ)

DEBATES ABIERTOS

L’Intelligentsia centramericaine face au renouveau démocratique (Gilles BATAILLON)

Raymond Aron desde America del Sur (José Guilherme MERQUIOR)

El Verdugo Socialista (Alain TOURAINE)

Mosaico de ideas sobre integración(reprint de Comercio Exterior)

AMERICA CENTRAL

Elections au Salvador (Perla COHEN)

Dificil camino hacia la paz (reprint de :Pensamiento propio)

LIBROS

L’ORDINAIRE du Mexicaniste n°117, septembre-octobre 1988

Dossier Spécial LES ELECTIONS AU Mexique

EDITORIAL (Claude BATAILLON)

PLATAFORMAS ELECTORALE (Rafaël SEGOVIA)

ESCENAS POLITICAS ANTES DE LAS ELECCIONES, DOCUMENTOS

LA ESCENA POLITICA : El 6 de Julio (Jaime SANCHEZ SUSARREY

LA MODERNITE DU NEO-CARDENISME (Sylvie DIDOU)

LA REFORMA DE LOS ELECTORES (Hector AGUILAR CAMIN)

ECHOS DE LA PRESSE Dossier à partir de quotidiens et revues (France-Mexique)

TLATELOLCO 20 ANOS DESPUES

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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