Toulouse : vidéo-conférence sur le Hirak, 4 avril 2020

Coup de soleil à l’honneur à Toulouse : vidéo-conférence sur le Hirak, 4 avril 2020

Le GREP a organisé une vidéo conférence qui nous intéresse. Le « modérateur était notre ami Habib. Rachid Aoud le conférencier. https://my.pcloud.com/publink/show?code=XZFvOTkZkuwQVtf21OQRosndO93ddHEcgL2y

Hirak : ce terme a d’abord désigné la révolte rifaine au Maroc. Pour l’Algérie un problème central, celui de l’ « entrisme » de la part des partis politiques : il faut éviter ce qui divise un mouvement massif. Certains slogans proclament que c’est un mouvement politique stoppé en juillet 1962 et repris en février 2019 ; il dénonce les accords  douteux que le pouvoir algérien a noués avec les Emirats Arabes Unis et autres pays du Golfe. Rachid Aoud, bon connaisseur du système financier algérien, montre que le Hirak doit se positionner face au caractère « viral » de la finance internationale actuelle. Il décrit les méfaits de l’ « Education islamique » et d’un certain arabe littéraire : nécessité de supprimer cela dans l’éducation algérienne (et maghrébine)… si la « pose » du confinement sert à des ruptures fondamentales. Le despotisme actuel en Algérie ne peut plus compter sur « la troupe » au sein de l’armée, ni sur un système mondial pétrolier en décomposition avancée ; d’où une nécessité de savoir négocier… Habib : l’Algérie a partie liée avec une société française qui contient des millions d’Algériens. « Votre patrie nous est chère à condition de ne pas lui sacrifier la vérité » (Germaine Tillion). Hervé Hotsouligne le « pacifisme » du Hirak qui ressemble aux modes d’action des pays de l’Est. Comment rester unis tout en ayant des leaders moraux, sans entrer dans une confrontation violente ? Comment proposer sans se diviser ? S’inspirer du Gandhisme : c’est des désobéissances civiles, être en prison vaut mieux que mourir sur une barricade : la première Intifada est un autre exemple. R Aoud : la non-violence est venue de trois décennies de violence… Le Hirak est une sortie de décennies de non-dit : non seulement politique, mais même familial. Contradictions peut-être irréductibles entre la pensée rationnelle et le recours au divin pour mettre fin à l’oppression. Apprendre la démocratie, c’est apprendre à penser le compromis.

En commentaire à la situation française (gilets jaunes…), R Aoud souligne le rôles des femmes dans le Hirak. Quelles protestations dans les 3 pays du Maghreb et quelles convergences possibles entre ceux-ci ? trois exilés suggèrent : une construction commune de contenus démocratiques, de défenses nationales communes à discuter. Quelle identité commune à construire ? suppose un système éducatif commun, qui tienne compte des complexités autres que la Umma, que la langue arabe ou la langue berbère. Le rôle de la violence proclamé par Frantz Fanon… mérite du respect. Danielle Dupinintervient à propos de l’enseignement de la citoyenneté, pédagogie commune pour les 3 pays maghrébins. Valorisation artistique de la culture judéo-arabe, avec Simon Elbez, juif marocain. Etat du moral des acteurs du Hirak en confinement ? ça continue… Récupération par les populistes ? Les gens du Hirak les connaissent sous la forme de l’islamisme et les imams qui ont tenté ce jeu ont échoué. L’épidémie en Algérie ? Pas de « catastrophe » connue, le confinement semble réellement appliqué à Alger…

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